En France, les droits de succession sont calculés selon un barème progressif pouvant atteindre 45% en ligne directe — et jusqu'à 60% pour les concubins ou personnes sans lien de parenté. Au-delà de la fiscalité, des situations de blocage peuvent survenir : manque de liquidités pour régler les droits, déséquilibres liés à des donations antérieures, indivision subie entre héritiers. Le meilleur levier reste l'anticipation.
Sans anticipation, l'intégralité du patrimoine est taxée au barème progressif de 5% à 45%, après un abattement de 100 000 € par enfant. Les successions sont encore plus confiscatoires pour les frères et sœurs (35% à 45% après abattement de 15 932 €), pour les neveux et nièces (55% après abattement de 7 967 €) et pour les concubins, partenaires de Pacs et étrangers (60% après abattement de 1 594 €).
L'option du conjoint survivant (usufruit total vs 1/4 en pleine propriété) modifie profondément la répartition entre les héritiers et le montant des droits au second décès.
Les abattements non utilisés de son vivant sont définitivement perdus. Ne pas utiliser ces abattements peuvent rapidement coûter plusieurs centaines de milliers d'euros à la succession, selon les cas.
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